Avant tout projet de construction, il est impératif de procéder à une étude géotechnique. Celle-ci consiste à scruter le terrain et à analyser en détail ses compositions. L’analyse du sol permettrait d’en savoir davantage sur ses caractéristiques mécaniques. Cette étude aide également à détecter les différents risques naturels sur et autour du terrain. Cela préviendrait certains dangers et les impacts négatifs autour de la future construction. Plusieurs paramètres sont alors à analyser comme la pente, son emplacement par rapport aux cavités ou à la nappe phréatique. L’étude géotechnique requiert une succession de différentes étapes comme la phase préalable, la conception et l’exécution.

Comment se déroule la première phase de l’étude ?

La première étape, dite G1, consiste à une étude du sol au préalable, et se produit donc avant toute idée de construction. En d’autres termes, ici, l’utilisation du terrain n’est pas encore clairement définie. Pour ce faire, il s’effectue en deux phases : l’étude du site et la phase autour des principes généraux de construction (PGS). La première phase cherche à localiser l’emplacement approprié pour le bâtiment à construire. Pour ce faire, elle requiert beaucoup d’investigations in situ et de la documentation. L’expert en charge se réfère donc à la carte géologique. Cette première étude laisse entrevoir les différentes possibilités sur la construction à mettre en place.

Durant cette étape au préalable, le professionnel en charge obtient différents résultats comme le type de sols sur le terrain. Il détecte son niveau piézométrique et quelques caractéristiques techniques.

étude géotechnique

Les travaux à faire durant la phase conception

Cette phase de l’étude et contrôle géotechnique de la conception ou G2 s’effectue avant la réalisation du projet. Elle débute une fois le permis de construire en main et l’utilisation du terrain connu. Le propriétaire connaît de ce fait l’emplacement du bâtiment ainsi que les différentes caractéristiques techniques de celui-ci. Il sait combien d’étages comportent la bâtisse, la présence de sous-sol ou non, et le nombre de pièces.

En général, cette étude de conception se fait souvent en trois étapes. La première est dite la phase Avant Projet (AVP). Elle repose sur les données géotechniques et permet de déterminer les solutions possibles pour le projet. La deuxième étape, dite phase PRO, vise la conception du projet avec des notes de dimensionnement des ouvrages définis précédemment. Outre les quantités, elle tient compte des délais et des coûts des exécutions. La dernière étape appelée phase DCE/ACT permet de mettre au point le Dossier de Consultation des Entreprises (DCE). Le géotechnicien se chargeant de l’étude aide aussi d’autres professionnels pour l’élaboration des contrats de travaux avec le(s) entrepreneur(s) choisis.

La phase d’exécution et de supervision

La troisième étape ou G3 d’une étude géotechnique se concentre sur l’étude d’exécution. Elle a pour objectif d’amoindrir ou de prévenir les risques lors de mise en œuvre des mesures d’optimisation ou d’adaptation. Elle se décompose en phase d’étude, et en phase de suivi géotechnique. L’étude géotechnique vise à analyser les détails des ouvrages géotechniques. Ces deux missions aident à préciser les moyens d’informations mis en place pour le suivi de la bonne exécution. Après la définition de ces moyens, elles assurent un suivi d’exécution des travaux géotechniques.

Cette étape G3 s’accompagne également de la phase supervision ou G4 pour déterminer si les hypothèses géotechniques sont conformes. Autrement dit, elle contrôle toutes les étapes de la mission G3. Elle permet de donner son point de vue sur les hypothèses géotechniques, les optimisations possibles et les notes de calculs. Elle contribue à une bonne maîtrise des risques géotechniques.

Par ailleurs, dans certains cas, l’étude se termine par un diagnostic géotechnique. Il est souvent ponctuel et cherche à examiner certains éléments géotechniques. Il ne s’exécute pas sur l’ouvrage en entier et n’impacte pas d’autres parties géotechniques.