L’étude et le contrôle géotechnique désignent les études préliminaires réalisées sur le sol avant la conception d’un ouvrage. La personne en charge de cette étude est un géotechnicien qui, souvent, est rattaché à un laboratoire géotechnique. Mais comment se passe une étude et contrôle géotechnique ? Pour y répondre, découvrez ci-dessous les 4 étapes à suivre pour l’étude préliminaire d’un terrain de construction.

étapes d’une étude et d’un contrôle géotechnique

L’étude du site

La première étape d’une étude et contrôle géotechnique consiste à prendre connaissance de la situation géologique théorique du lieu. Pour ce faire, il convient d’analyser les documents qui mentionnent toutes les informations géologiques du terrain, à savoir :

  • Cartes géologiques ;
  • Adresse et localisation du site ;
  • Informations sur les précédents chantiers.

Outre la possession de ces documents, il est également nécessaire de visiter les endroits aux alentours du site. Cela permet d’établir un premier rapport concernant les principales caractéristiques géotechniques du site. Ce rapport peut également mettre en avant les premiers risques géotechniques majeurs constatés sur le lieu.

L’investigation géotechnique

Après une première reconnaissance géotechnique du site, la prochaine étape consiste à passer à la phase de diagnostic. Cette étape se divise en 4 parties distinctes.

La première partie consiste à déterminer l’homogénéité du sol. Pour ce faire, le géotechnicien va ainsi procéder à une campagne de sondage. En d’autres termes, il va creuser le sol à l’aide d’une tractopelle ou d’une tarière. Ensuite, il va en extraire un petit échantillon afin d’effectuer la caractérisation du sous-sol. Le but est de relever toutes les couches et les sous-couches du sol et de détecter, par la même occasion, la présence d’eau.

La deuxième partie de l’investigation géotechnique consiste à mesurer la résistance du terrain. Pour cela, le matériel que le géotechnicien utilise est le pénétromètre. Cet outil permet de mesurer la résistance dynamique du sol. Il aide aussi à identifier la présence de gypse qui est un minéral à caractère acide pouvant avoir des conséquences néfastes sur le béton.

La troisième partie de la phase diagnostic est le calcul de frottement. Pour cela, l’expert a recours à un outil nommé pénétromètre statique.

Enfin, la dernière partie qui est le forage pressiométrique permet de relever les éventuelles déformations du sous-sol.

Les analyses en laboratoire

Une fois l’investigation géotechnique réalisée, des échantillons du sous-sol sont amenés en laboratoire géotechnique pour des tests et des essais. Ces analyses permettront de connaître les caractéristiques physiques du terrain. Elles permettront également d’identifier la teneur en eau et en argile du sol.

La rédaction du rapport d’étude

Maintenant que tous les tests ont été réalisés, le géotechnicien doit établir un rapport d’étude détaillé. Ce rapport doit mentionner :

  • Les résultats de l’investigation technique et de l’étude du site ;
  • Les caractéristiques du terrain ;
  • Le niveau des risques ainsi que les détails sur ces derniers ;
  • Les solutions et les mesures à prendre pour faire face aux risques.

Les solutions proposées doivent évidemment garantir la solidité des futures fondations.